Nom : 

Jacquet

Prénom : 

Paul

Date de naissance : 

1883

Lieu de décès : 

Annecy

Date de décès : 

1968

Notice biographique : 

Paul Jacquet naît le 23 juin 1883 à Pers-Jussy dans une famille d'instituteurs. Lui-même instituteur, il porte un réel intérêt au dessin et à la peinture. Il se prépare avant la Première Guerre mondiale au professorat de dessin. Entre 1919 et 1938, il assure les cours de dessin de l?École normale de filles de Rumilly et parallèlement enseigne dessin et géométrie à l?École supérieure de garçons d'Annecy. La céramique l'intéresse très tôt et, dès 1910, il décore des pots dans différentes poteries traditionnelles de Savoie (Gojon, Tripp et Hertz) Il dira plus tard son admiration pour la poterie populaire. Autodidacte, il apprend seul le métier de potier et s'intéresse à la faïence émaillée et à la terre vernissée. En 1915, un concours de céramique régionale lui permet de se distinguer. En 1918, il installe à Annecy son premier atelier de céramique. Rompant avec les codes décoratifs des potiers traditionnels de Savoie, il préfère les couleurs vives et les décors naturalistes. Son style fantaisiste est vite apprécié. Sa collaboration avec Primavera débute à cette époque et, de 1920 à 1925, il leur fournit des pièces. En 1922, il expose pour la première fois au Salon d'automne. Curieusement, ce potier de Savoie va devenir dans les années 1920 le praticien de deux célèbres membres de l'Union des artistes modernes : René Herbst et Francis Jourdain. Pour ces deux tenants du modernisme, Jacquet renonce à son style fleuri au profit de décors géométriques. Les pièces faites en collaboration avec eux sont totalement distinctes de la production de Jacquet si ce n'est par la technique de la terre vernissée. Elles offrent du reste un curieux mélange de modernisme dans les décors et de tradition dans les techniques. L'oeuvre propre de Jacquet est assez disparate : décors figuratifs et librement inspirés de l'Antiquité, motifs floraux ou géométriques. Elle oscille entre pièces purement décoratives (plat, vase, vasque) et plus utilitaires (service à thé, pichet...). Après le décès de sa femme en 1959, Paul Jacquet ferme la poterie. Lui-même décède en 1968, sans que sa fabrique n'ait trouvé de successeurs.